| Titre : |
Guerre et cinéma, tome 1 : logistique de la perception |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Paul Virilio (1932-), Auteur |
| Editeur : |
Paris : Cahiers du Cinéma - Editions de l'Etoile |
| Année de publication : |
1984 |
| Collection : |
Essais |
| Importance : |
149 p. |
| Présentation : |
photogr. en noir et blanc |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-86642-108-3 |
| Langues : |
Français (fre) Langues originales : Français (fre) |
| Catégories : |
[OBSARM] Conflits:Ecrits sur la guerre - Ecrits stratégiques [OBSARM] Divers:Médias -Information [OBSARM] Fonds Maurice Balmet
|
| Tags : |
"conflits armés guerre cinéma techniques cinématographiques armement télévision guerre des images" |
| Index. décimale : |
791.43 Cinéma |
| Résumé : |
Dans cet essai, Paul Virilio, l'auteur de "La Machine de vision", introduit la question du champ de perception de la guerre, la manière dont les militaires ont su utiliser les techniques cinématographiques pour organiser et réorganiser sans cesse l'affrontement décisif. Si très tôt, la caméra a pris place au-dessus du canon des mitrailleuses de la chasse aérienne pour faciliter, avec l'acquisition d'objectif, l'homologation officielle des ennemis abattus, c'est parce que, dès l'origine, la fonction de l'arme et celle de l'oeil se sont confondues dans la visée, l'oeilleton des fusils, les collimateurs de l'artillerie à longue portée. L'invention par Nadar, en 1858, de la première photographie aérostatique systématique lors de la Grande guerre, ont parfaitement illustré cette dimension cinématographique de destructions opérées à l'échelle de régions entières, incessant bouleversement d'un paysage qu'il fallait aussitôt reconstituer à l'aide de clichés successifs, poursuite cinématographique de territoires incertains où le film succédait aux cartes d'état-major... La deuxième guerre mondiale devait encore accélérer cette mutation scénique. Avec les bombardements de nuit, l'utilisation de projecteurs, de bombes éclairantes, l'assaut devenait un ensemble d'effets spéciaux, une projection atmosphérique destinée à confondre les esprits d'une population apeurée, son et lumière d'une surprenante intensité où l'éclair nucléaire allait bientôt surexposer l'image de deux cités. Depuis ce jour crépusculaire, l'éclairage des conflits est devenu indirect, tout se joue désormais à la télévision, guerre des images où les séquences qui surgissent sur l'écran sont le signe de menaces apocalyptiques. |
| Permalink : |
https://documentation.obsarm.info/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=6136 |
Guerre et cinéma, tome 1 : logistique de la perception [texte imprimé] / Paul Virilio (1932-), Auteur . - Paris : Cahiers du Cinéma - Editions de l'Etoile, 1984 . - 149 p. : photogr. en noir et blanc. - ( Essais) . ISBN : 978-2-86642-108-3 Langues : Français ( fre) Langues originales : Français ( fre)
| Catégories : |
[OBSARM] Conflits:Ecrits sur la guerre - Ecrits stratégiques [OBSARM] Divers:Médias -Information [OBSARM] Fonds Maurice Balmet
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| Tags : |
"conflits armés guerre cinéma techniques cinématographiques armement télévision guerre des images" |
| Index. décimale : |
791.43 Cinéma |
| Résumé : |
Dans cet essai, Paul Virilio, l'auteur de "La Machine de vision", introduit la question du champ de perception de la guerre, la manière dont les militaires ont su utiliser les techniques cinématographiques pour organiser et réorganiser sans cesse l'affrontement décisif. Si très tôt, la caméra a pris place au-dessus du canon des mitrailleuses de la chasse aérienne pour faciliter, avec l'acquisition d'objectif, l'homologation officielle des ennemis abattus, c'est parce que, dès l'origine, la fonction de l'arme et celle de l'oeil se sont confondues dans la visée, l'oeilleton des fusils, les collimateurs de l'artillerie à longue portée. L'invention par Nadar, en 1858, de la première photographie aérostatique systématique lors de la Grande guerre, ont parfaitement illustré cette dimension cinématographique de destructions opérées à l'échelle de régions entières, incessant bouleversement d'un paysage qu'il fallait aussitôt reconstituer à l'aide de clichés successifs, poursuite cinématographique de territoires incertains où le film succédait aux cartes d'état-major... La deuxième guerre mondiale devait encore accélérer cette mutation scénique. Avec les bombardements de nuit, l'utilisation de projecteurs, de bombes éclairantes, l'assaut devenait un ensemble d'effets spéciaux, une projection atmosphérique destinée à confondre les esprits d'une population apeurée, son et lumière d'une surprenante intensité où l'éclair nucléaire allait bientôt surexposer l'image de deux cités. Depuis ce jour crépusculaire, l'éclairage des conflits est devenu indirect, tout se joue désormais à la télévision, guerre des images où les séquences qui surgissent sur l'écran sont le signe de menaces apocalyptiques. |
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