| Titre : |
Une prison pour mémoire : Montluc de 1944 à nos jours |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
Marc André, Auteur |
| Editeur : |
Lyon : ENS - Ecole normale supérieur de Lyon |
| Année de publication : |
2022 |
| Collection : |
Sociétés, espaces, temps |
| Importance : |
572 p. |
| Présentation : |
photogr. en noir et blanc |
| ISBN/ISSN/EAN : |
979-10-362-0573-6 |
| Note générale : |
Sources
Bibliographie
Index
Liste des sigles
Table des illustrations |
| Langues : |
Français (fre) Langues originales : Français (fre) |
| Catégories : |
[OBSARM] Conflits:Deuxième guerre mondiale [OBSARM] Désarmement - Mouvement de paix:Actions de résistance à l'armée [OBSARM] France:Histoire de France
|
| Tags : |
"France (1944-2022) Seconde Guerre mondiale (1939-1945) Montluc (1944-2022) prison univers carcéral régime de Vichy (1940-1944) résistance désobéissance civile condamnés à mort Guerre d'Algérie (1954-1962) combattants algériens objection de conscience insoumission Tribunal Permanent des Forces Armées (TPFA) mémoires" |
| Index. décimale : |
725.6 Prisons |
| Résumé : |
En 2010, la prison Montluc à Lyon est transformée en Mémorial et intègre les « hauts lieux de la mémoire nationale ». Immédiatement, elle déclenche une compétition mémorielle entre, d'un côté, les porte-parole des détenus de loccupation allemande (Juifs, résistants, otages) et, de lautre, les porte-mémoires des détenus de la guerre dAlgérie (condamnés à mort algériens, soutiens du FLN, réfractaires). Au croisement dun minutieux travail darchives et dune patiente enquête orale, ce livre présente une histoire alternative et porteuse de solidarités négligées. Cette histoire commence à la libération du site le 24 août 1944, quand Montluc combine un dispositif répressif actif qui juge et incarcère tout à la fois les criminels de guerre nazis, les collaborateurs, les partisans ou opposants des indépendances coloniales, et un espace de commémoration où se rendent les « rescapés de Montluc » ou les familles de victimes. Alors, des communautés mémorielles viennent au secours de communautés réprimées. Les victimes de Klaus Barbie soutiennent celles du pouvoir colonial enfermées souvent dans les mêmes cellules; les anciens bourreaux nazis ou miliciens suscitent le scandale en étant enfermés aux côtés danciens résistants hostiles à la colonisation; lemprisonnement sous Vichy puis durant la guerre dIndochine dun même opposant interroge, comme la transformation danciens résistants en juges intraitables devant les indépendantistes; des mots et des pratiques reviennent comme la rafle, la torture, les exécutions et réveillent des souvenirs toujours vifs; et les Algériens, ces opposants politiques les plus durement réprimés dans lhistoire de la justice militaire française, comprennent les graffitis de leurs prédécesseurs et rappellent la France à son histoire. Ainsi, grâce à cette étude de mémoires traumatisées arrimées à une histoire dramatique en cours, il est possible de dépasser les conflits identitaires qui dominent lespace public depuis des décennies. Il fallait pour cela simmerger dans un espace clos et tendre loreille. Ou la prison comme chambre déchos. |
| Permalink : |
https://documentation.obsarm.info/opac_css/index.php?lvl=notice_display&id=5627 |
Une prison pour mémoire : Montluc de 1944 à nos jours [texte imprimé] / Marc André, Auteur . - Lyon : ENS - Ecole normale supérieur de Lyon, 2022 . - 572 p. : photogr. en noir et blanc. - ( Sociétés, espaces, temps) . ISBN : 979-10-362-0573-6 Sources
Bibliographie
Index
Liste des sigles
Table des illustrations Langues : Français ( fre) Langues originales : Français ( fre)
| Catégories : |
[OBSARM] Conflits:Deuxième guerre mondiale [OBSARM] Désarmement - Mouvement de paix:Actions de résistance à l'armée [OBSARM] France:Histoire de France
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| Tags : |
"France (1944-2022) Seconde Guerre mondiale (1939-1945) Montluc (1944-2022) prison univers carcéral régime de Vichy (1940-1944) résistance désobéissance civile condamnés à mort Guerre d'Algérie (1954-1962) combattants algériens objection de conscience insoumission Tribunal Permanent des Forces Armées (TPFA) mémoires" |
| Index. décimale : |
725.6 Prisons |
| Résumé : |
En 2010, la prison Montluc à Lyon est transformée en Mémorial et intègre les « hauts lieux de la mémoire nationale ». Immédiatement, elle déclenche une compétition mémorielle entre, d'un côté, les porte-parole des détenus de loccupation allemande (Juifs, résistants, otages) et, de lautre, les porte-mémoires des détenus de la guerre dAlgérie (condamnés à mort algériens, soutiens du FLN, réfractaires). Au croisement dun minutieux travail darchives et dune patiente enquête orale, ce livre présente une histoire alternative et porteuse de solidarités négligées. Cette histoire commence à la libération du site le 24 août 1944, quand Montluc combine un dispositif répressif actif qui juge et incarcère tout à la fois les criminels de guerre nazis, les collaborateurs, les partisans ou opposants des indépendances coloniales, et un espace de commémoration où se rendent les « rescapés de Montluc » ou les familles de victimes. Alors, des communautés mémorielles viennent au secours de communautés réprimées. Les victimes de Klaus Barbie soutiennent celles du pouvoir colonial enfermées souvent dans les mêmes cellules; les anciens bourreaux nazis ou miliciens suscitent le scandale en étant enfermés aux côtés danciens résistants hostiles à la colonisation; lemprisonnement sous Vichy puis durant la guerre dIndochine dun même opposant interroge, comme la transformation danciens résistants en juges intraitables devant les indépendantistes; des mots et des pratiques reviennent comme la rafle, la torture, les exécutions et réveillent des souvenirs toujours vifs; et les Algériens, ces opposants politiques les plus durement réprimés dans lhistoire de la justice militaire française, comprennent les graffitis de leurs prédécesseurs et rappellent la France à son histoire. Ainsi, grâce à cette étude de mémoires traumatisées arrimées à une histoire dramatique en cours, il est possible de dépasser les conflits identitaires qui dominent lespace public depuis des décennies. Il fallait pour cela simmerger dans un espace clos et tendre loreille. Ou la prison comme chambre déchos. |
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